Vendredi 5 mars 2010
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Le 16 Juin 2009, Le Télégramme titrait : La guerre des
panneaux est déclenchée
Le 16 février 2010 : Suroît. La banderole de la discorde
décrochée
Hier matin, à la fin du marché,
le militant associatif Serge Le Quer a symboliquement décroché la banderole «Oui au Suroît», déployée depuis plusieurs
mois aux fenêtres des anciens locaux du Pays d'Auray, place Joffre.
«Je souhaite attirer l'attention sur la démarche anti-démocratique de certains élus, qui affichent leurs positions
politiques avec l'argent du contribuable».
Il a reçu le soutien des Verts et de l'UDB, alliés pour les élections régionales sur les listes Europe Écologie
Bretagne.
BELZ
26.02.10
RAPPEL
Démocratie en danger
Attention aux coups de « Suroît »
Ici, comme un peu partout en Bretagne, sous la pression de lobbies politico-financiers, immobilier et grande distribution
principalement, l'environnement est de plus en plus menacé et les lois de plus en plus «gênantes» Le projet de la ZAC du «Suroît» à Belz en est la parfaite illustration :
Concocté par la précédente équipe municipale de Belz vers 1995, c'est au début des années 2000 que le chantier a été
lancé et des finances engagées, alors que l'impact environnemental était sous évalué et la législation insuffisamment prise en compte pour ce qui est de la loi littoral et du respect des zones
humides. C'est l'association des Amis des Chemins de Ronde qui en 2006 a saisi le Tribunal administratif en contestant la légalité du permis de construire. Au lieu de revoir le projet et d'en
réévaluer la pertinence au regard des nouvelles données économiques (crise financière), les nouveaux élus ont préféré emboîter le pas de leurs prédécesseurs, sous l'impulsion de l'ancien maire de
Belz, conseiller général, très soucieux de ne pas être accusé d'avoir précipité les choses et gaspillé les deniers publics.
C'est ainsi, qu'aux frais des contribuables (Communes et Département), on a vu fleurir sur la voie publique et au fronton
des mairies, des affichages (panneaux et banderoles) favorables au projet, les commerçants ayant eux-mêmes été chargés de faire signer une pétition de soutien. On ne peut que s'inquiéter de voir
des élus ne pas respecter les lois et négliger la démocratie participative ; au lieu de consulter les électeurs, ils préfèrent leur imposer leurs décisions (ou celles de leurs prédécesseurs) et
de toute façon ne prennent en compte que les avis favorables ! Tout cela «sent» la manipulation d'opinion, l'abus de pouvoir et le détournement de fonds publics.
Parallèlement, on assiste à une offensive généralisée de nombreux élus à l'encontre de la loi Littoral et des
associations qui la soutiennent. En tête, le Député de la circonscription va même jusqu'à interpeller l'État pour obtenir une aide juridique et financière destinée aux «malheureuses communes» qui
ont attribué des permis jugés ensuite illégaux par les tribunaux. Indécence, impudence !?
Mais au final, ce qu'il nous faut craindre le plus, si l'association des Amis des Chemins de Ronde est déboutée, c'est
qu'une nouvelle jurisprudence vienne annihiler notre précieuse loi littoral et conforter ses détracteurs, au grand dam de notre environnement. Nous pourrions regretter alors, que tous ceux qui se
disent pro-écolos et démocrates n'aient pas exprimé haut et fort leur désaccord quant aux méthodes subversives et antidémocratiques utilisées.
Il y a des silences assourdissants qu'il vaudrait peut-être mieux ne plus entendre …. !!!
Serge Le Quer
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