Le Télégramme. Feu vert pour une chaîne de TV locale

Publié le par Rémi BEAUTO

Le Télégramme. Feu vert pour une chaîne de TV locale

Les Finistériens auront leur chaîne de télévision locale en TNT. Le projet présenté par le groupe Télégramme a obtenu hier le feu vert du Conseil supérieur de l’audiovisuel. L’ouverture de l’antenne est prévue pour la rentrée 2009.







Hubert Coudurier (à gauche) présidera la future chaîne. Olivier Clech en assurera la direction.




Le Télégramme, déjà actionnaire de Nantes 7 (à hauteur de 16 %) et de TV Rennes (5 %), avait répondu à l’appel à candidatures lancé par le CSA, le 6 novembre 2007, pour cette fréquence TNT, libérée sur le pylône du Roc’h Trédudon, qui arrosera l’ensemble du Finistère et la frange trégorroise des Côtes-d’Armor. « Le Télégramme était déjà présent dans l’audiovisuel et le multimédia depuis de nombreuses années (correspondance TF1, JT web, société de production Bleu Iroise) », commente Hubert Coudurier, directeur de l’information du journal et président de la future chaîne locale et régionale. Lui-même a d’ailleurs travaillé à France 3 et à I-T élé. « L’ouverture de cette fréquence est une opportunité de développement que nous avons saisie sans hésitation. La pointe de Bretagne et la métropole brestoise ont besoin d’un média comme celui-ci, gratuit, grand public, professionnel, pour valoriser les multiples talents qu’elles recèlent dans les domaines politique, économique, culturel ou sportif », dit-il.

Un projet fédérateur
Autour de ce projet le quotidien breton a commencé à fédérer de nombreux partenaires et investisseurs, publics et privés. Au capital, on trouve les communautés d’agglomération de Brest et de Morlaix, la CCI de Brest, trois banques (le Crédit Mutuel de Bretagne, le Crédit Agricole et la Caisse d’Épargne), le Stade brestois, Ouest-France (5 %) ainsi qu’un club d’entreprises réunissant quelques-unes des plus belles enseignes du Finistère comme Quéguiner, Salaün Holidays, Even, Gad, Dialogues, Armor-Lux, Hénaff ou Brittany Ferries. Le maire de Brest François Cuillandre a d’emblée relevé le défi, la ville de Quimper et le conseil régional de Bretagne ont manifesté leur intérêt pour ce nouveau canal, à travers lequel les collectivités locales pourront exprimer concrètement leur soutien à la création et à la production audiovisuelles locales. « La chaîne sera basée à Brest et comptera une douzaine de salariés dont une moitié de journalistes », précise Olivier Clech, rédacteur en chef du Télégramme, qui en assurera la direction. « Les télévisions locales commencent seulement à constituer un véritable réseau national, car la France a pris beaucoup de retard dans ce domaine. Leur modèle économique n’est pas encore stabilisé. Nous allons donc démarrer avec une vraie ambition éditoriale mais un budget modeste. Nous voulons nous inscrire dans la qualité et la durée. Nous commencerons par produire une heure " fraîche " par jour, autour d’un talk-show et d’un journal d’actualité diffusés en début de soirée. Et puis nous monterons en puissance progressivement vers les deux heures quotidiennes. L’information sera le cœur de cette télévision qui donnera aussi une place importante à l’expression des citoyens. Les émissions seront multidiffusées de façon à occuper l’antenne 24h/24 et sept jours sur sept ».
Un espace d’expression
« La recomposition du service public va ouvrir dans les régions des espaces d’expression. La consommation média est, elle aussi, en train de changer en profondeur. Chaque média ne peut plus, aujourd’hui, se penser isolément ; il doit s’inscrire dans un ensemble cohérent combinant l’écrit, la télévision et internet, associant le global et le local, de façon à répondre aux attentes multiples d’un public toujours plus exigeant », conclut Hubert Coudurier. Enfin, cette démarche s’inscrit dans la constitution d’un réseau national qui compte déjà une cinquantaine de télévisions locales dont un tiers a été lancé par la presse quotidienne régionale. Une véritable offre alternative au réseau existant.
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