Produire et consommer localement ?

Publié le par Rémi BEAUTO

A.M.A.P
(
Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne)


Odile Penault est maraîchère en bio sur Burbry,
elle vend ses paniers de légumes aux adhérents de l'Amap,
comme Régis et Bernard qui aident à la distribution ce jour-là.

Odile Penault est maraîchère en bio sur Burbry, elle vend ses paniers de légumes aux adhérents de l'Amap, comme Régis et Bernard qui aident à la distribution ce jour-là.

Les associations pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap) se multiplient en Bretagne.

 Pondi Amap rassemble une centaine d'adhérents. Pourquoi et comment y adhérer ?

Les Amap fonctionnent sur un principe simple : toutes les semaines les producteurs adhérents vendent des paniers de légumes de saison à des acheteurs adhérents.

À Pontivy, deux paniers sont disponibles : à 8 € pour deux personnes pendant une semaine ou à 13,50 € pour une famille de quatre ou cinq personnes. « Les adhérents paient leurs paniers en avance, au début de la saison. Ils sont sûrs d'avoir des légumes frais toutes les semaines » explique Anne Urnauer, secrétaire de l'association.

En 2005, une vingtaine de familles se sont associées pour créer la première Amap de Bretagne, à Pontivy. Ils rencontrent Odile Penault, maraîchère en bio, et décident de se lancer dans l'aventure, sur le modèle des associations déjà existantes en Provence.


Opération réussie : quatre ans plus tard Pondi Amap regroupe deux maraîchers bio (Odile Penault et Stéphane Le Pabic), des producteurs de fromage de chèvre, de produits laitiers de vache, de miel, de pain, de pommes de terre et une centaine de familles adhérentes. Désormais il faut s'inscrire sur la liste d'attente pour les paniers de légumes. « Par contre il est toujours possible de s'inscrire séparément pour les fromages, le miel, le pain... » assure Anne.


Qualité et convivialité

Cependant à l'Amap, l'adhésion n'est pas un simple ticket pour une ration hebdomadaire. Elle demande aussi un investissement personnel minimum : « Chaque adhérent s'engage à participer à la vie de l'association. Cela représente deux distributions minimum par saison et une aide ponctuelle au producteur, si c'est possible. »


L'Amap est un état d'esprit, comme le confirme Françoise, adhérente depuis 2007 : « L'Amap c'est aussi de la convivialité. On rencontre les producteurs, on crée des liens. On consomme autrement. »


Dans ce système, tout le monde y gagne : le maraîcher prévoit sa production de légumes en fonction des paniers prépayés, ce qui lui permet de privilégier la qualité et évite le gaspillage. L'acheteur est sûr de consommer des produits sains. Françoise précise : « On ne fait pas des économies, mais on est forcément gagnant sur la qualité ! »


Isabelle JARJAILLE.
Ouest-France

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