"Ici il est interdit de parler breton et de s'allonger par terre"

Publié le par Rémi BEAUTO

080920_Naoned_0924.jpg Si  la politique volontariste de la municipalité de Landerneau pour promouvoir la langue bretonne dans l'espace public, gare comprise, est connue, pour ce qui est du "service public" de la poste il en va tout autrement. En effet, alors que l'association "Aï'Ta Bro Leon" manifestait pacifiquement dans la Poste de Landerneau qui après des travaux de rénovation, ignore  toujours autant la langue bretonne et le bilinguisme dans sa signalétique , le  directeur de l'agence  a  fait intervenir  la gendarmerie pour évacuer les lieux et  fait  connaître  son intention de porter plainte  pour "entrave au commerce" . Cette réaction est  disproportionnée et  inadmissible de la part d'un établissement à vocation de  service public. Heureusement que le ridicule ne tue pas. 

 

Après l'épisode des apostrophes de janvier 2009 où le Directeur général de la Poste, Monsieur Amiard ,  se piquait de "«recommander aux communes de Bretagne  de donner des noms de rues et des numéros d'habitations aux villages qui n'en n'ont pas et de choisir plutôt le français que le breton pour ces dénominations» au motif que"les lecteurs optiques de la Poste étaient perturbés par les apostrophes", ce nouvel  épisode de la guerre linguistique met en relief  la mauvaise volonté de la Poste dans l'écoute d'une partie  non négligeable de sa clientèle et dans la prise en compte de la diversité et des particularités territoriales, culturelles et linguistiques de la France.

 

L'UDB 

 

-  soutient le juste combat pacifique des militants d' "Aï'Ta" pour la reconnaissance et l'usage du breton dans l'espace public ou ouvert au public,  

 

 - demande, au nom des Droits de l'Homme,  au directeur de l'agence de la Poste de Landerneau de retirer sa plainte. , 

 

 - propose  à Guy Jeanin, le Délégué régional du groupe La Poste, de signer la charte "YA d'ar brezhoneg- OUI au breton" afin que les bureaux de Poste de Bretagne puissent  bénéficier de la signalétique bilingue ,  

 

 -  attend avec impatience la loi en projet qui donnera un réel statut aux langues et cultures minoritaires et régionales.

 

Mona Bras

 

porte-parole de l'UDB.

Publié dans CULTURE

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