L’Histoire de Bretagne, cette inconnue…

Publié le par Rémi BEAUTO

lundi 29 avril 2013 par Loeiz

Surprise et une tristesse, notre Histoire ne serait pas enseignée dans les Écoles Diwan ! Ceci en application des règles intangibles imposées par les Grands Maîtres de l’Éducation Nationale depuis le 19e siècle. Le système éducatif breton est lié par contrat à l’État. Il lui est donc soumis en l’absence de toute autonomie de la Bretagne.

En effet l’Administration n’admet dans les écoles, collèges et lycées de l’Hexagone qu’une seule histoire nommée par elle Histoire de France, en fait l’histoire de l’État.

Or les populations réelles qui constituent la Grande Nation ont toutes un passé particulier et local qu’il est mensonger de vouloir séparer de l’histoire enseignée. Si on ne souffle mot aux élèves de ce passé, il surgit pourtant dans leur vie à tout moment dans nos paysages par un riche patrimoine que partout on cherche à mettre en valeur, on ne contribue pas à une éducation démocratique. Par exemple on peut ainsi proclamer que le château des Ducs bretons de Nantes fait partie des « Châteaux de la Loire » comme si un fleuve… pouvait construire des châteaux ! Mais ce faisant on occulte une partie du passé nantais alors qu’ il est breton.

A l’heure du refus des discriminations, le cas particulier des régions bilingues de France aurait pu échapper à cette sorte de discrimination culturelle. Si on enseigne par exemple en langue bretonne, il est plus que surprenant d’escamoter en même temps l’histoire particulière de cette langue… Sans compter l’histoire des gens qui la parlent. La langue et l’Histoire sont bien sur inséparables.

Une Histoire non transmise est de fait une histoire morte. Comme une langue non transmise est un langue que l’on assassine.

Il serait grand temps d’ouvrir un large front culturel breton pour l’enseignement de l’Histoire de Bretagne dans nos établissements scolaires, à Diwan et ailleurs et de mettre en place des tournée permanentes de conférences d’histoire dans nos cinq départements (comme le fait avec talent l’historien Jean Jacques Monnier en ce moment), de célébrer les anniversaires de nos grands personnages comme celui de la duchesse Anne en 2014 afin de permettre aux adultes de découvrir un passé qui leur a été caché. À côté de l’histoire de la France il y a de la place pour les histoires des Peuples qui la constituent.


Loeiz Ar Beg

Publié dans CULTURE

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