La culture bretonne ne raisonne pas en terme de frontières entre communautés de communes

Publié le par Rémi BEAUTO

 

Une Maison de pays au menu des cantonales ?

mardi 15 mars 2011

Les associations Ti Douar Alré et Sten Kidna ont sollicité les candidats (saufs ceux du FN) et les conseillers généraux actuels sur le projet. Pour l'instant, seuls trois ont répondu.

« Êtes-vous favorable à la création d'une Maison de pays en pays d'Auray ? » A la question posée voici une quinzaine de jours par courrier et par courriel, aux candidats aux cantonales (excepté ceux du FN) et aux conseillers généraux actuels, trois petites réponses sont arrivées dans la boîte de Ti Douar Alré et Sten Kidna.

Deux réponses sur trois émanent des candidats UDB-Europe écologie
des cantons de Pluvigner (Christophe Lacombe) et Quiberon (Hubert Ulvé).
Ils ont répondu oui, illico. Rien de bien étonnant.

Fabrice obelet, candidat se réclamant de la majorité départementale à Pluvigner y est également favorable.

Et c'est tout. Pas de quoi fouetter un chat a priori. « Pourtant, relèvent d'une même voix (bretonnante) André Arhuéro et Christian Le Meut, présidents respectifs de Ti Douar Alré et Sten Kidna, dans leurs voeux pour les cantons, les différents candidats parlent tous de la reconnaissance de la culture bretonne. Alors, pourquoi si peu de retour à ce jour ? » Il n'est pas encore trop tard pour les destinataires qui auraient envie de s'exprimer sur le sujet.

Une 17e Maison en pays d'Auray ?

Mais quelle est exactement la teneur du projet voulu par cette fédération d'associations bretonne du pays d'Auray ? Des « Maisons de pays de la langue et de la culture bretonne » existent un peu partout en Bretagne. « Seize exactement, comptabilise André Arhuéro. Alors pourquoi pas au pays d'Auray ? Voici trois ans que nous réfléchissons à cette Maison, idée lancée par Sten Kidna. L'environnement y est favorable : Auray Communauté voit le projet d'un bon oeil. La Région encourage cette création dans le cadre d'une fédération d'associations -ce qui est le cas- à condition que les élus du pays s'engagent dans la démarche ».

Sten Kidna et Ti-Douar Alré imaginent une structure associative qui puisse être un véritable lieu de travail pour deux salariés : un poste d'animateur bilingue auquel s'ajouterait la pérennisation du poste déjà développé par Sten Kidna. « Il s'agit d'oeuvrer à l'élaboration d'un projet annuel cohérent dans le pays d'Auray en terme de programmation et d'action culturelle. Pour coordonner efficacement, générer de l'événementiel, éditer, communiquer... Un lieu équipé de salles de réunions et d'édition est donc indispensable ». Coût estimé ? « Entre les emplois et le fonctionnement, environ 200 000 € par an ».


Petit pays, grande culture

Dénouement espéré ? « Fin 2011 », souhaitent de concert les deux présidents. Tout dépendra des élus du pays qui se réunissent en avril à la demande de Kaourintine Hulaud, conseillère régionale. En fonction de leur adhésion au projet et de celle du futur conseil général, la Région pourrait activer de nouveaux leviers.

Quant à la localisation de cette future Maison de pays, elle pourrait aussi bien pousser d'Auray à Pluvigner en passant par Carnac : « La culture bretonne ne raisonne pas en terme de frontières entre communautés de communes. Nous vivons au Pays d'Auray, petit par sa superficie, grand par sa culture bretonne »...

 

Pierre WADOUX.

Publié dans CULTURE

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