Langue bretonne. Cap sur la Redadeg 2012

Publié le par Rémi BEAUTO

25 octobre 2010 -                             Le Télégramme

Les organisateurs de la Redadeg, course relais pour la langue bretonne,

ont remis samedi, à Quimper,

sept chèques à des associations oeuvrant pour la langue bretonne.

La troisième édition est mise en chantier pour 2012.


Pari gagné.
«Nous avions comme ambition de doubler les résultats de la première édition de 2008 en passant de 600km à 1.200km en mai dernier, a expliqué le président Jean-Michel Sanner. Nous y sommes arrivés, non sans mal».

Collecte.
Chaque kilomètre était vendu 100 € à des particuliers et associations et 200 € pour les entreprises et collectivités. 128.302,40 € ont été collectés, dont 15% d'entreprises, 32% d'associations, 34% de particuliers, 19% d'institutions (collectivités, syndicats...).

Bénéfice.
Il s'élève à 108.000 € qui ont été remis samedi à six associations sélectionnées préalablement après appel à projets.

Répartition.
6.000 € au réseau des quatre radios en breton pour la mise en place de la baladodiffusion pour écouter les émissions sur internet. 10.000 € à la maison d'édition Al Liamm, pour des livres à écouter destinés aux adultes. 5.300 € au comité Gouren 22, pour des stages de breton pour les jeunes lutteurs. 10.000€ pour le Centre Forêt Bocage qui a créé une valise pédagogique en breton autour de la nature. 6.000 € à Strollad ar Vro Bagan, pour la création d'une pièce de théâtre destinée aux adolescents. 6.000 € pour l'association Studi ha dudi qui organise des stages ludiques pour les adolescents.

Diwan.
Par convention, Diwan reçoit près de la moitié de la somme soit 49.100 €. Cette somme participe, notamment, au besoin de financement lié à la période de cinq années sans financement de l'État à chaque création d'école.

En 2012.
Jean-Michel Sanner a annoncé une édition du samedi au samedi sur 1.500km.

Quelle thématique?
Elle n'est pas définie mais pourrait tourner autour de la mer. L'organisation devra aussi améliorer son fonctionnement d'un point de vue «écologique» (nombre de coureurs derrière la camionnette en ont avalé des gaz d'échappement) et financier. Le bilan de l'organisation se termine par un léger déficit.

Émotion.
L'association a tenu à rendre hommage à Pascal Boccou, récemment disparu, qui avait magistralement animé l'édition 2010 entre le Cap-Sizun et Châteaulin. Le mot de la fin est revenu à François-Gaël Rios, de Diwan. «Il est rare d'avoir un tel contexte émotionnel dans un environnement bretonnant. Cette Redadeg est très importante pour nous, adultes».

  • Ronan Larvor

Publié dans CULTURE

Commenter cet article