Le cheval breton

Publié le par Rémi BEAUTO

 

Côtes-d'Armor

Cheval breton. Gilles Le Maréchal défend la race

15 juin 2012 - Réagir à cet article 

 

Cheval-breton.JPGPremier prix au concours postier breton, mercredi à Lamballe,

GillesLe Maréchal est un amateur passionné mais inquiet pour l'avenir du cheval breton,

du fait de la réforme des Haras nationaux.


Chaque année à la même époque les éleveurs de chevaux bretons se rencontrent au Haras national de Lamballe pour partager leur passion et surtout pour se confronter dans les concours d'élevage. Mercredi, la circonscription de Bretagne organisait le concours local de pouliches âgées de 2 et 3 ans et de poulinières suitées de trait breton. Gilles Le Maréchal, 42ans, de Pommeret, est l'un d'entre eux. Il vient de remporter le premier prix dans la catégorie postier de grande taille.

Une passion mesurée

Tout un travail de préparation a été nécessaire pour arriver à ce résultat: «Il faut compter une heure et demie de préparation pour l'ensemble du corps du cheval, sans oublier les sabots et la tresse de la crinière!», précise Gilles, tandis que Nolan, son fils, le regard admiratif ajoute «mais, tu as oublié que cela a commencé hier soir, par la douche!». Gilles Le Maréchal est éleveur par passion. Il exerce par ailleurs la profession de cuisinier. C'est en pratiquant l'attelage et en côtoyant des éleveurs qu'il attrape le virus et devient lui-même éleveur. «Depuis que je suis tout petit j'ai toujours aimé les chevaux bretons. À25ans j'ai commencé à pratiquer l'attelage discipline pour laquelle il faut un cheval plus léger comme le postier. Je suis très vigilant et observe les futurs reproducteurs.Cela demande du temps et de l'investissement», explique Gilles Le Maréchal avec une pointe de regret dans le regard. Il a, en effet, dû se séparer d'un de ses deux chevaux. Trois sorties par semaine sont nécessaires pour l'entraînement qu'il pratique à travers la campagne ou sur un terrain de préparation aux épreuves.

Des craintes pour l'avenir

L'organisation des Haras nationaux évolue, ce qui inquiète les éleveurs. «D'être éleveur moi-même me permet d'avoir toujours un oeil sur l'élevage du cheval breton. Je ne voudrais pas qu'il disparaisse. Les Haras nationaux ne vont plus assurer la reproduction et le suivi de la gestation par échographie. Nous réfléchissons à la façon dont nous allons pouvoir nous organiser. Nous devrons nous tourner vers des éleveurs privés. Il y a déjà des étalons des Haras nationaux qui sont placés chez des éleveurs. Je pense que le cheval breton sera toujours là mais il deviendra plus un cheval de loisir». Dans l'immédiat, les meilleurs du concours de Lamballe participeront au concours départemental les 1er et 2septembre, puis au national qui aura lieu les 15 et 16septembre. Les deux concours auront lieu à Lamballe. À noter, par ailleurs,
qu'un concours d'attelage aura lieu le samedi7 et le dimanche 8juillet au Haras national de Lamballe.

  • Armelle Thébault

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