L'UDB interpelle le BREIS et le Gouvernement Ayrault

Publié le par Rémi BEAUTO

L'UDB interpelle le BREIS et le Gouvernement Ayrault sur la décentralisation : les socialistes ont oublié les engagements du candidat François Hollande !

AddThis Social Bookmark Button

Logo de l'UDB

Communiqué de l'Union Démocratique Bretonne du 4 septembre 2013

Kemennadenn Unvaniezh Demokratel Breizh d'ar 4 a viz Gwengolo 2013

Les responsables du parti socialiste de Bretagne administrative ont réuni leur instance régionale, le BREIS, le 31 août, et débattu en présence de la Ministre Marylise Lebranchu des lois dites de décentralisation.
 
L'Union démocratique bretonne exprime sa profonde déception devant ces trois projets de loi présentés par le gouvernement… très éloignés des engagements du candidat François Hollande qui annonçait l'acte 3 de la décentralisation comme "la mère des réformes" et promettait un pouvoir réglementaire pour les Régions. Les objectifs pourtant annoncés de régionalisation, de simplification du millefeuille institutionnel et de clarification des compétences ne sont pas au rendez-vous.
 
Ces projets de loi sont également très éloignés de la contribution du Conseil Régional de Bretagne sur la décentralisation, votée en mars dernier et adressée au gouvernement, dans laquelle la Région dit avec force son attente d'une vraie régionalisation et se porte candidate à l'expérimentation. L'UDB constate que cette contribution, votée par une assemblée représentative de la population bretonne, est restée à ce jour sans réponse de la part du gouvernement, ce qui est choquant au point de vue démocratique et totalement inacceptable.
 
Dans le premier des trois projets de loi, adopté par l’Assemblée nationale en première lecture le 23 juillet, le gouvernement a donné clairement la priorité à la création d’un statut de métropole au profit des grandes agglomérations. Pour l’UDB, dans le projet de loi du gouvernement la métropolisation a supplanté la régionalisation et la simplification du millefeuille se traduit par la création d’un nouvel échelon. La conséquence directe du choix du gouvernement aboutira inévitablement au renforcement de l'attractivité des grandes agglomérations, au détriment du reste du territoire alors que les inégalités territoriales ne cessent de progresser en France. Ce choix n'est pas celui de l'UDB qui prône au contraire le droit au développement pour tous les territoires et la solidarité par la péréquation, parce qu'il n'y a pas d'égalité sociale sans équité territoriale. 
 
Pour l'UDB, la possibilité donnée à Brest d'obtenir le statut de métropole est un moindre mal car, si uniquement Rennes et Nantes avaient pu accèder à ce statut, la pointe bretonne aurait été encore plus marginalisée et la fracture est/ouest en Bretagne accentuée.
 
Par ailleurs, le statut de métropole pour les 3 plus grandes agglomérations de la Bretagne (Nantes, Rennes, Brest) pose la question de l’organisation des autres territoires bretons. L'amendement au projet de loi par lequel les députés ont créé les PECT (pôles d'équilibre et de coordination territoriale), comme un outil de relance des pays loi-Voynet, est une opportunité. Il permet aux collectivités locales à l’échelle des bassins de vie de s’organiser, de mutualiser leurs services, voire de fusionner. Pour l’UDB, ce débat sera au cœur des prochaines élections municipales.
 
Pour l'UDB, il faut un statut particulier pour la Bretagne. Ce que le projet de loi de décentralisation permet aux grandes agglomérations doit être possible pour les régions.
L'Union Démocratique Bretonne a toujours affirmé la prééminence de l'échelon régional dans le cadre d’une république fédérale et solidairePuisque le gouvernement est prêt à faire de Lyon le laboratoire expérimental des métropoles, l'UDB demande solennellement au gouvernement Ayrault que la Bretagne soit reconnue dans sa candidature officielle comme le lieu d'innovation pour la régionalisation différenciée. En Bretagne, comme le disent de nombreux élus bretons, ici s’il y a une métropole, c'est la Bretagne elle-même. Alors, si un statut particulier est possible pour Lyon, osons un statut particulier pour la Bretagne réunifiée, un statut qui expérimente la capacité d'une région à construire un développement équilibré entre trois grandes villes et un tissu de villes moyennes... entre proximité et innovation.
 
 
Mona Bras, porte-parole de l’UDB

Publié dans Bretagne

Commenter cet article