Ti Douar Alré. Réunion dans les nouveaux locaux

Brec'h

Douar Alré. Réunion dans les nouveaux locaux

Il s'agit de la nouvelle association : TI DOUAR ALRE (Ti ar Vro)

 

20 septembre 2012 - Réagir à cet article

 

Depuis l'assemblée générale de Douar Alré qui s'est tenue début juin, suivie d'une Assemblée générale extraordinaire transformant Douar Alre en TI DOUAR ALRE (Ti ar Vro), le conseil d'administration se réunit toutes les trois semaines.

À l'issue de la réunion, le conseil d'administration de Douar Alré pose devant ses nouveaux bureaux, rue du Moulin, au bourg de Brec'h.

Quinze personnes y siègent. Autour du président André Arhuéro, quatre vice-présidents, Daniel Carré, André Le Meut, Nicole Raud et Hubert Raud gèrent chacun des projets spécifiques.

«Début juin nous avons installé notre premier permanent, Ronan Stephan, en charge de l'administration générale de l'association et de la coordination des animations Un Automne Autrement, Bro Alré Gouil Bamdé».

Hébergé les deux premiers mois dans les locaux du Syndicat mixte du pays d'Auray, Ronan travaille actuellement dans les nouveaux bureaux de l'association, rue du Moulin, au bourg de Brec'h.

«Ce pied à terre est provisoire.

L'implantation future de la Maison de pays reste au coeur de nos réflexions aussi sommes-nous en contact avec les communes de Pluvigner, de Sainte-Anne ou encore Auray Communauté. L'actualité du moment, c'est la sortie du programme officiel d'Un Automne Autrement. Cette année nous proposerons plus de 180 rendez-vous sur les 28 communes du pays d'Auray, du vendredi 12octobre au dimanche 18 novembre», explique le président.

Contact André Arhuéro, tél. 02.97.52.50.50 ; aarhuero@terraque.fr


Auray

Ti Douar Alre. «On doit être un relais pour le breton»

Daniel-CARRE.jpgDaniel Carré, président de Sten Kidna et de la commission langue bretonne de la future Maison de pays, organise une première réunion, la semaine prochaine à Brec'h, pour définir des pistes de travail.



Quelles vont être les premières actions de la Maison de pays, au niveau de la langue?
Il y aura une première réunion de la commission langue bretonne, le 8septembre à 10h30 à la mairie annexe de Brec'h. La Maison de pays en est encore un peu au stade du galop d'essai depuis le mois de juin et ne sera vraiment opérationnelle qu'au 1erjanvier. Elle comprend plusieurs commissions, dont celle de la langue bretonne. Elle a un vrai rôle de proposition, et nous souhaitons donc réunir, pour cette première réunion, tous les gens qui sont actifs et impliqués au niveau de la langue bretonne.

Quels sont les objectifs de cette réunion?
Il y en a plusieurs. D'abord faire connaissance, et puis voir ce que Ti Douar Alre peut faire ou pas. Par exemple, on sait qu'on ne pourra pas faire l'accompagnement de l'apprentissage du breton dans les écoles, ça n'est pas de notre ressort. Il faut aussi réfléchir sur la présence du breton dans les diverses actions culturelles, car il ne s'agit pas de séparer la culture de la langue, comme cela se fait parfois. Après il s'agit aussi de définir des pistes d'action.

Quelles peuvent-elles être?
Par exemple, on va travailler sur les relations intergénérationnelles, et une semaine dédiée à cette thématique, au mois de mars. Il faut que tout le monde, des plus anciens locuteurs aux jeunes élèves qui apprennent le breton à l'école, soit touché par la promotion et la défense de la langue. C'est quelque chose d'important, il ne faut pas oublier qu'il y a aujourd'hui, au niveau du pays d'Auray, 700 enfants qui apprennent la langue et qu'on a plusieurs milliers de personnes qui parlent breton, ou au moins qui sont capables de le comprendre. Et puis on souhaite donner la possibilité aux gens d'aller un peu plus loin dans la connaissance, par exemple en proposant des colloques consacrés aux écrivains locaux.

Quel est le rôle de la Maison de pays au niveau de la langue?
On doit être un relais pour le breton, notamment au niveau de l'apprentissage de la langue, de la transmission. Il ne faut pas oublier, par exemple, que pendant longtemps l'Éducation nationale a considéré que les écoles bilingues étaient un phénomène qui ne durerait pas. Aujourd'hui ça a changé. Il y a aussi l'Office de la langue bretonne, qui est devenu une véritable structure, reconnue. Et puis nous sommes aussi là pour être un lien entre les différentes associations, comme Sten Kidna par exemple, qui a proposé l'an dernier plus de 700 h de bénévolat pour la transmission de la langue. Seules, ces associations n'ont pas la taille, les moyens, la visibilité d'organiser des choses à l'échelle du territoire, comme la journée en breton organisée à l'occasion d'Un automne autrement. La Maison de pays, qui commence à être bien identifiée, à ces moyens et cette visibilité pour fédérer. On va pouvoir démultiplier les moyens et changer de braquet.

  • Propos recueillis par Marc Revel

Ti Douar Alre,

la maison de pays dédiée à la culture bretonne,

verra officiellement le jour au 1er janvier 2013.

Mais lundi soir, les fondations de la structure et

une option sur le manoir du Guern en Pluvigner

comme lieu d'implantation ont été posées.

Ti ar vro, kesako?

Plusieurs pays de Bretagne disposent déjà de maisons de pays (Ti ar vro) dédiées à la culture bretonne.

Depuis trois ans, les associations Douar Alre (festival Un automne autrement) et Kerlenn Sten Kidna (diffusion de la langue bretonne) militent pour l'implantation d'une telle structure au pays d'Auray. Les élus du Syndicat mixte du pays d'Auray ont fini par leur dire oui en mars dernier après s'être longtemps fait tirer l'oreille.

Structuration
Lundi soir, l'assemblée générale de (Ti) Douar Alre à Brec'h a marqué le début d'une période transitoire de six mois.

Au 1er janvier, l'association qui avait jusque-là pour objet principal l'organisation du festival Un Automne Autrement, incarnera la Ti ar Vro. A ce titre, elle sera le réceptacle des deniers publics en faveur de la langue et de la culture bretonne et aura pour mission de fédérer l'ensemble des associations existantes (Kerlenn Sten Kidna, Ar Vammenn, les trois filières scolaires bilingues, etc.), qui conserveront toutefois une identité propre. A six mois du terme, l'association a adopté de nouveaux statuts et un nouveau mode de gouvernance. Elle est désormais dirigée par un conseil d'administration de quinze personnes physiques et trois institutionnels (Région, Département, Pays d'Auray) dont sont issus un président (André Arhuéro) et quatre vice-présidents.

Président André ARHUERO
     Langue Bretonne Daniel CARRÉ (Kerlenn Sten Kidna)
     Evènementiel Hubert Raud
     Edition André Le Meut
     Cours de musique Nicole Raud
180.000 € de budget

De 114.000 € en 2011, essentiellement consacrés au festival Un automne autrement, le budget de l'association va passer rapidement à 180.000 €. Aux sommes déjà allouées au festival, les collectivités publiques ont ajouté 36.000 € en fonctionnement (30.000 du Pays et 6.000 du Département) ainsi que 21.000 € en investissement sur deux ans (Région 17.000, Département 4.000).

Deux salariés, bientôt trois
Six mois avant son baptême officiel, la future Ti ar Vro va commencer à avoir une existence concrète.

  • Dès la semaine prochaine, Ronan Stephan, création de poste chargé de la programmation d'Un automne autrement et de la création d'un site Internet, deviendra le premier salarié (ci-dessous).
  • Au 1er août, Fabrice Lothodé sera le deuxième - création de poste.


Au manoir du Guern ?
Pour les associations, la Ti ar Vro est avant tout une enveloppe de fonctionnement. Mais pour héberger les salariés notamment, il faut également des locaux en dur. Carnac, Belz et Pluvigner ont proposé des solutions. C'est de loin celle de Pluvigner qui séduit le plus le conseil d'administration. Sous réserve «qu'on soit d'accord sur le projet», disent de concert André Arhuéro et Guigner Le Hénanff, le maire de Pluvigner, le manoir du Guern devrait être retenu. Il s'agit de l'ancien presbytère (avant guerre), racheté 700.000 € il y a «trois ou quatre ans» par la commune, explique Guigner Le Hénanff. «L'idée est d'en faire un espace ouvert à la population, qui pourrait être dédié à la culture, aux loisirs, à l'animation».

A titre personnel, le maire verrait bien une structure de dimension intercommunale devenir un des locataires de son futur pôle culturel. En attendant la finalisation du dossier et la réalisation de travaux dans un bâtiment certes hors d'eaux mais tout de même très vétuste, Ti Douar Alre et ses salariés seront hébergés dans les locaux du Pays d'Auray, Porte Océane.

Deux salariés dans les starting-blocks

Ronan Stephan
Ronan Stephan, 30 ans, a notamment travaillé pour Gevred 56 (Groupement d'études vers la recherche et la diffusion) et Kerlenn Sten Kidna. La mission de ce Brec'hois consistera à être collecteur de patrimoine linguistique en pays d'Auray. Dès la semaine prochaine, il s'attellera également à la programmation du festival Un Automne Autrement ainsi qu'à la création d'un site Internet et d'un visuel pour Ti Douar Alre.

Fabrice Lothodé
Fabrice Lothodé, 41 ans, directeur musical de la Kevrenn Alré, de 1999 à 2011, enseigne la bombarde au Centre de musique sacrée de Sainte-Anne-d'Auray. Professeur diplômé d'État et plusieurs fois champion de Bretagne en couple il prendra son poste en août avec pour mission de former des sonneurs en couple, en duo et en trio. «Mon but est de former des futurs directeurs musicaux, en développant une personnalité instrumentale».


La fête de la Bretagne du mois de mai sera étendue aux 28 communes

En 2011 et 2012, une fête de la Bretagne était organisée à Carnac en mai aux dates officielles de la manifestation régionale. Sous réserve de l'acceptation du dossier par la Région, la fête s'ouvrira dès 2013 aux autres communes du pays d'Auray. La volonté est de l'étendre le plus rapidement possible aux 28 communes et d'en faire un pendant printanier d'Un Automne Autrement.